Panerai et les nageurs de combat : une longue histoire

12.08.2026

Dans l’histoire de la montre de plongée militaire, peu de marques entretiennent un lien aussi étroit avec les opérations sous-marines que Panerai. Avant de devenir une manufacture horlogère de luxe connue pour ses imposantes montres de plongée, la maison florentine fut pendant plusieurs décennies un fournisseur d’équipements destinés à la Marine italienne. Montres, instruments de visée, profondimètres, compas et systèmes lumineux furent développés avec un objectif essentiellement opérationnel : permettre aux militaires d'accomplir leurs missions dans l’obscurité et sous l’eau. De cette collaboration sont nées certaines des signatures les plus reconnaissables de l’horlogerie moderne : le Radiomir, le cadran sandwich, le boîtier coussin de 47 mm, le pont protège-couronne du Luminor ou encore les mouvements offrant plusieurs jours de réserve de marche.

Des origines florentines à la fourniture d'équipements militaires

L’histoire commence à Florence en 1860, lorsque Giovanni Panerai ouvre une boutique et un atelier d’horlogerie sur le Ponte alle Grazie. L'établissement fait également office d'école d'horlogerie, présentée par Panerai comme la première de la ville. L'activité familiale évolue ensuite et la maison se rapproche progressivement du monde militaire. Au début du XXe siècle, la famille Panerai fournit déjà à la Marine italienne des instruments de précision et systèmes de visée. Cette activité est fondamentale pour comprendre l’histoire des montres Panerai : la montre de plongée ne naît pas comme un accessoire de luxe mais comme l’un des éléments d’un ensemble d’instruments destinés aux opérations navales. Des documents conservés par Panerai attestent d'une collaboration avec la Marine remontant aux années 1910. Un problème est alors particulièrement important : comment lire un instrument dans l'obscurité ?

1916 : Radiomir, l’innovation qui va définir Panerai

La réponse prend le nom de Radiomir. En 1916, Panerai documente dans un brevet déposé en France l'utilisation de ce nom pour une matière luminescente à base de radium. Développée pour améliorer la visibilité des instruments et dispositifs de visée utilisés par la Marine, cette substance possède une très forte capacité d'auto-luminescence. À une époque où l'on ne dispose évidemment ni de Super-LumiNova ni d'éclairage électronique miniature, cette propriété représente un avantage opérationnel considérable. Le Radiomir permet de rendre visibles chiffres, repères et indications dans l'obscurité. Panerai l'applique à différents équipements militaires avant que cette expertise ne devienne l'une des caractéristiques fondamentales de ses montres. On sait aujourd'hui que le radium présente de sérieux dangers liés à sa radioactivité. Mais dans le contexte technique du début du XXe siècle, son extraordinaire luminosité explique son emploi dans de nombreux instruments.

1935-1936 : naissance de la montre de plongée Panerai

Un tournant intervient au milieu des années 1930. En 1935, la Marine italienne développe secrètement de nouveaux moyens d'assaut sous-marins et forme des opérateurs spécialisés. Elle a besoin d'une montre suffisamment robuste, étanche et lisible pour accompagner ces hommes sous l'eau. Les archives de la Marine mentionnées par Panerai indiquent que Giuseppe Panerai commande alors plusieurs prototypes destinés aux essais. Parmi eux figure la référence 2533, réalisée sur une base fournie par Rolex à Genève puis adaptée par Panerai. Cette collaboration explique une particularité importante des Panerai militaires anciennes : Panerai ne fabriquait pas encore intégralement ses montres. Les mouvements et certains composants provenaient de fournisseurs suisses, tandis que la maison florentine transformait l'ensemble en véritable instrument militaire. La référence historique qui va véritablement imposer l'architecture Panerai est toutefois la Radiomir 3646.

Panerai Reference 2533

Panerai Nageur de Combat 6

Radiomir 3646 : la Panerai militaire emblématique

La référence 3646 possède déjà presque tous les éléments visuels associés aujourd'hui à une Panerai historique : un énorme boîtier coussin en acier de 47 mm, des cornes en fil soudées, une couronne vissée, un cadran extrêmement dépouillé et un long bracelet de cuir permettant de porter la montre par-dessus l'équipement du plongeur. Elle reçoit notamment un mouvement mécanique à remontage manuel Cortebert/Rolex 618, dérivé d'un calibre de montre de poche. Le diamètre de 47 mm, gigantesque pour l'époque, n'est donc pas une fantaisie esthétique. Sous l'eau, une grande surface d'affichage facilite la lecture immédiate de l'heure. Même logique pour le célèbre cadran sandwich Panerai. Deux plaques sont superposées : la plaque supérieure est découpée au niveau des chiffres et des index tandis que la matière luminescente apparaît depuis la plaque inférieure. Cette construction favorise la visibilité des indications dans des conditions de faible luminosité. La disposition est volontairement élémentaire : quatre grands chiffres arabes à 12, 3, 6 et 9 heures, complétés par de larges index. La forme suit ici directement la fonction.

Panerai Reference 3646 Type B Radiomir

Panerai Nageur de Combat 7

Les nageurs de combat italiens

Ces montres sont intimement associées aux nageurs de combat et unités d'assaut sous-marines de la Marine royale italienne, dont les opérateurs de la Decima Flottiglia MAS pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces hommes utilisent notamment des engins d'assaut sous-marins pilotés, souvent désignés comme des torpilles humaines. Pour eux, connaître précisément le temps écoulé constitue une information opérationnelle essentielle. La montre n'est d'ailleurs qu'une partie de leur équipement. Panerai développe également différents instruments de navigation et de plongée : compas de poignet, profondimètres, systèmes de signalisation et équipements lumineux. Les archives présentées aujourd'hui par la marque montrent l'étendue de cette production militaire. Il faut néanmoins conserver une distinction historique importante : toutes les Panerai anciennes aujourd'hui qualifiées de « militaires » ne peuvent pas nécessairement être attribuées individuellement à une unité ou à une mission précise. Leur contexte de développement et d'approvisionnement militaire est établi, mais la provenance opérationnelle de chaque exemplaire doit être documentée séparément.

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Panerai et les torpilles humaines

Découvrez le reportage sur les Torpilles Humaines réalisé par la chaîne Youtube Légendes navales. Un blog de référence sur l'histoire des navires et des marines de la première moitié du XXe siècle.

Des Radiomir aux références 6152 et 6152/1

Après la guerre, Panerai poursuit ses recherches pour la Marine italienne. Les références 6152, 6154 puis 6152/1 marquent une évolution importante. La construction du boîtier devient plus robuste, notamment grâce à des cornes renforcées intégrées à un même bloc d'acier. La 6152/1 est particulièrement importante dans la généalogie Panerai puisqu'elle prépare l'arrivée de l'élément qui va devenir la signature absolue de la future Luminor : le dispositif de protection de la couronne. Certaines montres reçoivent par ailleurs le calibre Angelus SF 240, offrant une impressionnante réserve de marche de huit jours. L'intérêt militaire est évident : réduire la fréquence des remontages limite les manipulations de la couronne et donc potentiellement l'usure des organes participant à l'étanchéité.

Panerai Nageur de Combat 8

Luminor : abandon progressif du Radiomir

En 1949, Panerai enregistre le nom Luminor pour ses matériaux luminescents. Le changement est important. Le radium du Radiomir est progressivement abandonné au profit d'un composé à base de tritium, beaucoup moins radioactif. À partir des années 1960, le nom Luminor va également devenir associé aux montres équipées du fameux pont protège-couronne. Ce dispositif est d'une simplicité remarquable : un pont métallique protège la couronne tandis qu'un levier la maintient fermement contre le boîtier. Panerai obtient en 1956 un brevet international pour ce système. Il devient l'un des designs les plus immédiatement reconnaissables de toute l'horlogerie.

1956 : l'Egiziano, une montre militaire hors normes

La même année apparaît une autre Panerai légendaire : la GPF-2/56, surnommée plus tard Egiziano parce qu'elle est destinée à la Marine égyptienne avec l'accord de la Marine italienne. Ses dimensions sont extraordinaires : 60 mm de diamètre. Mais l'Egiziano est surtout intéressante pour ses solutions techniques. Elle possède un mouvement Angelus offrant huit jours de réserve de marche, le dispositif protège-couronne et surtout une lunette tournante graduée permettant de contrôler le temps de plongée. Elle constitue ainsi l'un des ancêtres directs de la philosophie des actuelles Panerai Submersible.

Panerai Egiziano - 1956 / Le modèle ci-dessous s'est vendu à 121. 500€ chez Arcurial…

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Les principales Panerai militaires à retenir

Quelques références résument particulièrement bien cette histoire :

On peut également citer le mystérieux Mare Nostrum, chronographe imaginé pour les officiers de pont. Seuls quelques prototypes auraient été fabriqués, probablement dans les années 1950.

Les Panerai militaires iconiques dans le détail

Panerai Radiomir Ref. 2533 : le prototype qui donne naissance à la montre militaire Panerai

La Radiomir Ref. 2533 constitue le véritable point de départ de l’histoire des montres militaires Panerai. En 1935, la Marine royale italienne met en place un programme secret consacré à de nouveaux véhicules d’assaut sous-marins et à leurs opérateurs. Elle recherche alors des instruments capables de fonctionner dans les conditions particulièrement difficiles rencontrées par ces hommes sous l’eau. Plusieurs montres de plongée sont soumises à des essais et, selon les archives historiques de la Marine citées par Panerai, le meilleur résultat est obtenu par la référence 2533. La montre est réalisée à partir d’une base fournie par Rolex à Genève, puis modifiée par Panerai afin de répondre aux exigences militaires italiennes. Elle bénéficie surtout de l’expérience acquise par la maison florentine dans le domaine de la luminescence grâce au Radiomir, matière à base de radium dont le nom avait été documenté dès 1916. La Ref. 2533 doit encore être considérée comme un prototype plutôt que comme une montre produite à grande échelle. Mais elle établit les principes qui vont définir les futures Panerai militaires : grandes dimensions, excellente lisibilité, forte luminosité et construction adaptée à un usage sous-marin. Elle ouvre surtout la voie à la célèbre Ref. 3646.

Panerai Radiomir Ref. 3646 : la montre emblématique des nageurs de combat italiens

Si une référence devait symboliser à elle seule les origines militaires de Panerai, ce serait probablement la Radiomir Ref. 3646. Développée dans le prolongement des essais menés avec la 2533, elle devient une montre fournie régulièrement à la Regia Marina, la Marine royale italienne. Son architecture est immédiatement reconnaissable : un imposant boîtier coussin en acier de 47 mm, des cornes en fil soudées, une couronne vissée et un long bracelet en cuir suffisamment généreux pour être porté par-dessus les vêtements de protection. À l’intérieur prend place un mouvement mécanique à remontage manuel Cortebert/Rolex 618, dérivé d’un calibre de montre de poche. Mais la grande force de la 3646 reste sa lisibilité. Panerai perfectionne notamment son fameux cadran sandwich, composé de disques superposés avec chiffres et index ajourés afin de laisser apparaître la matière luminescente au radium. L’objectif n’est alors nullement esthétique : la montre doit pouvoir être consultée rapidement dans l’obscurité et sous l’eau. Les caractéristiques qui font aujourd’hui le charme d’une Radiomir sont ainsi directement héritées des contraintes imposées par son utilisation militaire.

Panerai Ref. 6152 : vers une montre militaire plus robuste

La Panerai Ref. 6152 appartient à une période d’évolution essentielle de la montre militaire florentine. L’expérience acquise avec les premières Radiomir pousse Panerai à revoir progressivement la construction de ses instruments de plongée. La priorité demeure la même : proposer à la Marine italienne une montre extrêmement lisible, résistante et capable de supporter les contraintes liées aux opérations sous-marines. Les formes historiques de la Radiomir restent présentes, avec un généreux boîtier coussin et un cadran conçu pour être lu immédiatement. Mais Panerai travaille progressivement sur la robustesse générale du boîtier et de ses attaches. Cette génération constitue ainsi une étape intermédiaire particulièrement intéressante entre les premières Radiomir à cornes en fil et la construction beaucoup plus caractéristique qui aboutira à la 6152/1. Cette évolution est capitale dans l’histoire du design Panerai : la montre cesse progressivement d’être simplement une adaptation d’une architecture horlogère existante pour acquérir des solutions techniques de plus en plus spécifiques aux besoins de la plongée militaire. La 6152 appartient donc à cette période charnière durant laquelle se dessine progressivement la future identité de la Luminor.

Panerai Ref. 6154 : une Radiomir militaire à la silhouette épurée

La référence 6154 occupe une place particulière parmi les Panerai militaires historiques. Elle appartient à la génération de montres développées après les premières Radiomir et conserve une silhouette particulièrement pure, dominée par son grand boîtier coussin et son cadran à très forte lisibilité. Comme les autres montres militaires Panerai de cette époque, sa conception répond avant tout à une logique d’instrument : limiter les informations affichées et permettre au plongeur de distinguer rapidement l'heure dans des conditions difficiles. La 6154 participe également à la transition technique qui conduit Panerai à renforcer progressivement la construction de ses montres. Elle demeure toutefois plus proche visuellement de la philosophie originelle de la Radiomir que les modèles qui adopteront ensuite le spectaculaire pont protège-couronne. Aujourd’hui, la 6154 est particulièrement intéressante pour comprendre l’évolution du langage esthétique de la marque : boîtier imposant, cadran minimaliste, grands index et priorité absolue donnée à la lisibilité. Les sources historiques officielles de Panerai donnent toutefois beaucoup moins de détails spécifiques sur la 6154 que sur les 3646, 6152/1 ou GPF-2/56 ; il convient donc d’éviter de lui attribuer une unité ou une configuration opérationnelle précise sans documentation de provenance.

Panerai Ref. 6152/1 : le chaînon entre Radiomir et Luminor

La Panerai Ref. 6152/1 est l’une des montres les plus importantes pour comprendre l’apparition de la Luminor. À la suite des essais menés sur les générations précédentes, Panerai modifie profondément la construction du boîtier. Les fragiles cornes en fil des premières Radiomir laissent place à des cornes renforcées façonnées dans le même bloc d’acier que le boîtier, ce qui améliore considérablement la solidité de l’ensemble. Mais la transformation la plus spectaculaire intervient avec l’adaptation du fameux pont protège-couronne à la carrure de la 6152/1. Ce dispositif permet de maintenir la couronne fermement contre le boîtier tout en la protégeant des chocs. Dans les années 1960, Panerai abandonne également progressivement la pâte au radium au profit d'un nouveau composé luminescent à base de tritium, baptisé Luminor. Certaines 6152/1 reçoivent par ailleurs le calibre suisse Angelus SF240, offrant une remarquable réserve de marche de huit jours. Panerai indique qu'environ 80 exemplaires adoptent cette mécanique. Avec son boîtier renforcé, son cadran sandwich, son protège-couronne et son mouvement longue durée, la 6152/1 rassemble ainsi une grande partie des éléments qui formeront l’ADN de la future famille Luminor.

Panerai GPF-2/56 « Egiziano » : le géant de 60 mm conçu pour la Marine égyptienne

La GPF-2/56, plus connue sous le surnom d’Egiziano, représente probablement l’expression la plus spectaculaire de la montre militaire Panerai. Développée en 1956, elle est destinée à la Marine égyptienne, avec l’accord de la Marine italienne. Ses dimensions donnent immédiatement la mesure de son caractère : son boîtier atteint pas moins de 60 mm de diamètre. Cette taille exceptionnelle répond à une recherche de robustesse et de lisibilité adaptée à un véritable instrument sous-marin. Mais l’Egiziano ne se contente pas d’être gigantesque. Panerai l’équipe d’une lunette tournante graduée permettant de calculer le temps de plongée, une fonction qui annonce directement la philosophie des futures Submersible. Elle reçoit également un mouvement suisse Angelus offrant une impressionnante réserve de marche de huit jours. Autre élément capital : le pont protège-couronne est intégré structurellement à la montre et devient l'une de ses signatures techniques. La même année, Guido Panerai & Figlio obtient un brevet international pour ce dispositif. Par son diamètre de 60 mm, sa lunette fonctionnelle, sa réserve de marche et sa conception spécifiquement militaire, l’Egiziano demeure l’une des Panerai historiques les plus extraordinaires jamais réalisées.

Panerai Submersible Marina Militare PAM01697 : la relève

L’histoire de Panerai entretient donc depuis ses origines un lien étroit avec l’univers militaire et les opérations navales. Bien avant de devenir une manufacture recherchée par les collectionneurs, la maison florentine concevait des montres et des instruments techniques destinés aux forces navales italiennes. Un héritage que Panerai continue aujourd’hui de faire vivre à travers certaines de ses collections, comme en témoigne la Submersible Marina Militare PAM01697. Avec son boîtier en acier de 44 mm, son cadran vert dégradé, sa lunette en céramique et son étanchéité jusqu’à 300 mètres, cette Submersible ne cherche toutefois pas à reproduire une montre militaire historique. Elle propose une interprétation résolument contemporaine de cet héritage, ponctuée de références à la Marina Militare et, plus particulièrement, à l’univers de l’aviation navale italienne. Une plongeuse moderne et robuste, proposée à partir de 12.100€ en acier, tandis que sa déclinaison en Carbotech est affichée à partir de 19.000€.

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De l'équipement militaire à l'icône horlogère

Pendant des décennies, Panerai demeure essentiellement lié à ses activités militaires et ses montres ne sont pas destinées au grand public. La rupture intervient en 1993, lorsque la marque présente ses premières collections destinées au marché civil. Le paradoxe Panerai apparaît alors clairement : ce qui est devenu une esthétique horlogère immédiatement identifiable n'avait, à l'origine, presque rien d'esthétique. Le boîtier gigantesque devait être lisible. Le cadran sandwich devait briller dans l'obscurité. Le bracelet devait passer au-dessus d'une combinaison. La longue réserve de marche réduisait les manipulations. Le pont protège-couronne améliorait la sécurité et l'étanchéité. La lunette de l'Egiziano servait à mesurer le temps d'immersion. C'est précisément cette esthétique née de contraintes militaires qui explique aujourd'hui encore l'identité de Panerai. Radiomir, Luminor et Submersible ne sont donc pas seulement trois familles de montres. Elles représentent les différentes étapes d'une histoire commencée dans les ateliers florentins, poursuivie dans les arsenaux de la Marine italienne et éprouvée sous l'eau par des spécialistes des opérations sous-marines. Plus d'un siècle après le brevet Radiomir, une Panerai reste ainsi immédiatement reconnaissable. Peu de montres de plongée contemporaines conservent de manière aussi visible les traces de leur origine militaire.

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Éric BARSE

Rédacteur Éric Barse

Journaliste, créateur d'entreprises, fondateur des portails www.cafe-racer-only.com et www.scooter-3-roues.com, Eric Barse partage son temps entre ses passions : la moto, les voyages et les montres. Passé par l'école militaire de Saint-Cyr et le 2ème RPIMA avant de faire une carrière dans la communication et le digital, il voue une véritable passion aux montres authentiques qui accompagnent depuis de nombreuses années ses aventures à 2 roues, de l'Océan Indien, à l'Afrique en passant par l'Amérique latine !