Garmin MARQ Diver (Gen 3) : la montre de plongée connectée
Depuis 2019, la collection MARQ représente le sommet de l'offre de montres-outils connectées de Garmin. Avec la troisième génération, annoncée le 13 octobre 2026, la gamme accueille pour la première fois un modèle pensé pour la plongée : la MARQ Diver. Titane grade 5, verre saphir, lunette en céramique bleue, ordinateur de plongée dont la jauge est certifiée à 40 mètres et fonctions nautiques héritées des Quatix composent sa fiche. Son boîtier a surtout perdu les orifices de ses poussoirs, remplacés par des commandes à induction, et sa lunette ne tourne plus. Reste à savoir ce qu'en pensera un plongeur exigeant, car la montre fait aussi des impasses notables. Elle est affichée à 3 150 €.
La MARQ Diver, première plongeuse d'une collection de montres-outils
Lorsque Garmin dévoile à Olathe, au Kansas, le 13 octobre 2026, la troisième génération de sa collection MARQ, la marque aligne six montres : Adventurer, Athlete, Aviator, Commander, Golfer et une nouvelle venue, la Diver, présentée comme le dernier-né de la famille. Elle prend la place de la MARQ Captain, exclusivement tournée vers la navigation dans la génération précédente. La Diver réunit dans un même boîtier deux mondes que Garmin traitait jusqu'ici séparément, celui des ordinateurs de plongée Descent et celui des montres nautiques Quatix, le tout dans l'habillage soigné propre aux MARQ. Toutes les montres de cette génération savent plonger, mais seule la Diver en fait sa raison d'être.
Une lignée haut de gamme née en 2019
La collection MARQ a vu le jour en 2019, et certains observateurs voient dans la Chronos de 2016 son véritable ancêtre. La deuxième génération est arrivée en 2022. La troisième s'appuie sur la plateforme technique de la Fenix 9, dont elle reprend l'essentiel avant d'y ajouter ses propres fonctions. Les MARQ partagent une même base matérielle : du titane grade 5 pour le boîtier et un verre saphir pour protéger l'écran. Garmin a aussi soigné le versant horloger avec des cadrans numériques personnalisables inspirés de montres célèbres, parmi lesquels des styles World Timer, Panda et Flieger.
Un boîtier sans orifice, réponse au point faible des plongeuses
Le changement le plus intéressant pour un amateur de montres de plongée ne se voit presque pas. La MARQ de deuxième génération comptait cinq trous dans son boîtier pour laisser passer ses poussoirs. Sur la Gen 3, les cinq trous ont disparu. Une paroi de polymère ferme désormais le flanc, un capteur inductif placé derrière elle détecte chaque pression, et un petit dôme métallique restitue un clic franc sous le doigt. Garmin justifie ce choix par un constat connu : sur une plongeuse, la couronne et les poussoirs sont le point de défaillance habituel. Cette architecture repose sur le nano-moulage, qui soude sans joint un polymère chargé de verre au titane. Le procédé affine le boîtier et ménage une fenêtre non métallique par laquelle les antennes GPS, LTE et satellite peuvent émettre.
Une lunette en céramique qui a cessé de tourner
Sur la Diver, la lunette garde l'allure d'une plongeuse classique mais en a abandonné la fonction : c'est un anneau de céramique fixe. Le temps d'immersion se suit désormais sur l'écran, grâce à un timer de 60 minutes que l'on déclenche directement depuis le cadran. Pour un amateur habitué à la lunette tournante, la rupture avec le code de la plongeuse mécanique est nette, mais elle a sa logique sur un instrument qui affiche déjà tout à l'écran. La céramique n'a pourtant rien d'un simple décor : elle est teintée dans la masse, de sorte que le bleu demeure même rayé, et ses inscriptions blanches sont gravées avant d'être remplies d'encre.
Découvrir la fiche complète de la Garmin MARQ® Diver (Gen 3)
Un ordinateur de plongée au poignet, de la bouteille à l'apnée
Sous l'eau, la Diver se comporte en ordinateur de plongée à part entière, avec une jauge de profondeur certifiée jusqu'à 40 mètres, alors que le boîtier est donné étanche à 100 mètres. Elle couvre la plongée bouteille à un seul gaz, l'apnée et le snorkeling. L'enregistrement peut se lancer seul dès 1,5 m de profondeur, les points GPS d'entrée et de sortie sont notés, et la montre prévient en cas de remontée trop rapide comme à l'approche du palier de sécurité. Par rapport à la Fenix 9, elle gagne plusieurs outils propres à la plongée : les cartes DiveView mondiales, qui indiquent profondeurs et sites voisins, la fonction NDL Aware, un mode Gauge et un mode Apnea Hunt. Dive Readiness croise l'historique des immersions et déconseille un entraînement intense juste après une plongée.
Un boîtier de 47 mm taillé pour la combinaison
Le boîtier mesure 47 mm de diamètre pour 15 mm d'épaisseur et pèse 62 grammes sans bracelet. Un saphir légèrement bombé coiffe l'écran AMOLED sans bordure de 1,4 pouce, le plus grand jamais monté sur une MARQ, capable de grimper à 3 000 nits. L'autonomie atteint 18 jours, ou 7 jours écran toujours allumé. La Diver se porte sur un bracelet en silicone doté d'une boucle déployante en titane, dont le microajustement offre 15 mm de réglage fin, de quoi passer de la peau nue à l'épaisseur d'une combinaison sans tout défaire. Pas de bracelet métallique en option : il gênerait les antennes LTE et satellite.
Du pont du bateau au signal de détresse
À bord, la Diver assume l'héritage de la Captain. Elle reprend les fonctions voile et navigation des Quatix, à l'exception du Boat Mode, et peut commander le pilote automatique et assister les virements de bord avec l'électronique marine Garmin. Comme toutes les MARQ Gen 3, elle intègre la connectivité inReach : appels en LTE, messages et météo en LTE ou par satellite, et SOS relayé vers le centre Garmin Response, joignable jour et nuit. Un plongeur ayant dérivé loin du bateau peut ainsi donner l'alerte une fois remonté. Haut-parleur, micro, lampe LED, cartes TopoActive et application ECG complètent l'équipement.
La MARQ Diver peut-elle remplacer un ordinateur de plongée dédié ?
Pour un plongeur loisir qui évolue dans la limite des 40 mètres, la Diver fait le travail. Le plongeur plus engagé butera en revanche sur plusieurs impasses. La montre ne gère qu'un seul gaz et, surtout, elle n'offre pas l'intégration d'air sans fil que proposent les Descent grâce à leur capteur de bouteille, un manque étonnant sur un modèle baptisé Diver et affiché à 3 150 € en France, ou 3 100 dollars aux États-Unis. Côté surface, la liaison satellite réclame un ciel dégagé et ne fonctionne pas sous l'eau ; ses fonctions restent nettement plus limitées que sur les autres appareils inReach, et elles supposent un abonnement actif, facturé 9,99 dollars par mois après 30 jours d'essai.
Garmin MARQ Diver (Gen 3) : une plongeuse qui ose fermer son boîtier !
La plongeuse mécanique s'est construite autour de quelques organes devenus presque intouchables : une couronne, des poussoirs, une lunette tournante. La MARQ Diver ne les écarte pas par provocation, elle les relit avec les moyens d'un fabricant d'électronique. Supprimer les orifices du boîtier, c'est s'attaquer à la question qui hante tous les concepteurs de montres de plongée, celle de l'étanchéité dans la durée. Confier le décompte du temps à l'écran, c'est accepter que la fonction prime sur le rituel. Le pari a ses limites, et un plongeur technique continuera de lui préférer un ordinateur spécialisé. Mais dans un univers où la tool watch se définit d'abord par ce qu'elle permet de faire, la Diver rappelle qu'une montre de plongée n'est pas un style figé : c'est une réponse, toujours provisoire, à un milieu qui ne pardonne pas l'approximation.
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Rédacteur Éric Barse
Journaliste, créateur d'entreprises, fondateur des portails www.cafe-racer-only.com et www.scooter-3-roues.com, Eric Barse partage son temps entre ses passions : la moto, les voyages et les montres. Passé par l'école militaire de Saint-Cyr et le 2ème RPIMA avant de faire une carrière dans la communication et le digital, il voue une véritable passion aux montres authentiques qui accompagnent depuis de nombreuses années ses aventures à 2 roues, de l'Océan Indien, à l'Afrique en passant par l'Amérique latine !