Hamilton Khaki Field Mechanical Call of Duty Modern Warfare 4 : la montre du capitaine Price
La montre du capitaine Price quitte l'écran pour le poignet. Pour la sortie de Call of Duty: Modern Warfare 4, Hamilton habille sa Khaki Field Mechanical 38 mm aux couleurs du jeu : boîtier en acier PVD noir, cadran granuleux ponctué de jaune, calibre H-50 à remontage manuel. Le jeu imagine une guerre entre les deux Corées, mais la montre regarde ailleurs, vers les montres General Service fournies à l'armée britannique, dont Price est un ancien. Cette filiation rattache un accessoire de fiction au véritable passé militaire de la marque, sans en faire pour autant un instrument de service : avec 50 m d'étanchéité, elle vise d'abord les joueurs et les collectionneurs. Elle est proposée au prix conseillé de 750 €.
Call of Duty: Modern Warfare 4, une guerre de Corée imaginaire
Sorti le 23 octobre 2026 sur PS5, Xbox Series X/S, PC et Nintendo Switch 2, Call of Duty: Modern Warfare 4 est le 23e épisode de la saga. Développé par Infinity Ward et publié par Activision, il referme la sous-série Modern Warfare relancée en 2019, elle-même héritière de l'épisode fondateur de 2007, Call of Duty 4. Sa campagne imagine une invasion de la Corée du Sud par le Nord, centrée sur une ville fictive baptisée Hajin, avec des détours par New York, Paris et Mumbai. Le joueur y suit en parallèle un soldat sud-coréen et le capitaine John Price, interprété par Barry Sloane, face à un antagoniste surnommé l'Archer et incarné par Mads Mikkelsen. Ce cadre a fait débat dès l'annonce, et le studio assure avoir consulté des spécialistes de la région, des transfuges nord-coréens et ses propres employés coréens. À la campagne solo s'ajoutent un multijoueur et le mode d'extraction DMZ. La critique a suivi : 87 sur 100 sur PC et 88 sur PS5 chez Metacritic, la meilleure note de la saga depuis quinze ans selon Forbes.
Le capitaine Price, un soldat britannique avant tout
Figure récurrente de la saga, Price est un ancien chef de la Task Force 141 issu des forces britanniques. C'est ce passé, et non le théâtre coréen du jeu, qu'Hamilton a choisi de suivre pour dessiner sa montre. La marque dit s'être inspirée de ses montres G.S., pour General Service, fournies à l'armée britannique, et présente le modèle comme la rencontre de son propre héritage militaire avec la trajectoire du personnage. La base retenue va dans le même sens : Hamilton décrit la Khaki Field Mechanical comme une réinterprétation moderne de la FAPD 5101, une montre militaire des années 1970. Ce choix évite de plaquer un décor asiatique sur la montre et l'ancre dans un passé que la marque a réellement vécu.
Hamilton, une longue histoire sous l'uniforme
Cette filiation ne relève pas du simple récit marketing. Fondée à Lancaster en 1892, Hamilton attire l'attention de l'armée américaine dès 1914, grâce à la précision de ses montres de poche. En 1917, la marque lance ses montres-bracelets « Gent's Wrist Watch » de grades 983 et 985, pensées pour les soldats des tranchées. La Seconde Guerre mondiale marque l'apogée de cet engagement : de 1942 à 1945, Hamilton renonce à toute production civile pour travailler exclusivement pour les forces armées américaines, et livre aux Alliés plus d'un million de montres et 19 000 chronomètres de marine. Cet effort lui vaut cinq prix Army-Navy « E », qui distinguent l'excellence de la production de guerre. La marque a depuis prolongé cette image sur les écrans, avec des montres placées dans plus de 500 films et séries, dont Pearl Harbor, où figure justement la Khaki Field Mechanical. Avec Call of Duty, ce compagnonnage gagne un nouveau support, vidéoludique cette fois.
Un boîtier de 38 mm passé au PVD noir
Référencée H69469930, cette édition conserve les proportions mesurées de la Khaki Field Mechanical : 38 mm de diamètre, 9,5 mm d'épaisseur et 47 mm d'une corne à l'autre, pour un entrecorne de 20 mm. L'acier inoxydable reçoit un revêtement PVD noir sablé, qui éteint les reflets et donne au boîtier l'allure mate d'un équipement de terrain. Une glace saphir traitée antireflet protège le cadran. L'étanchéité s'arrête à 5 bar, soit 50 m, une valeur d'usage quotidien, loin des standards d'une montre de plongée. Au dos, le fond de boîte porte la gravure Hamilton x Modern Warfare 4 et l'onde sonore emblématique de la saga, que tout joueur reconnaîtra.
Un cadran codé pour les initiés
Le cadran noir à texture granuleuse reprend la sobriété des montres de service tout en se lisant comme une interface de jeu. Hamilton teinte de jaune l'aiguille des secondes ainsi que le triangle marquant midi, clin d'œil assumé au code couleur du jeu. À 4 h, le chiffre reprend la typographie du logo Modern Warfare 4 et tranche avec ses voisins. Certains amateurs y voient un écho au titre du jeu, écrit « Modern Warfare 사 », 사 signifiant quatre en coréen ; la marque ne revendique pas cette lecture. Aiguilles et index sont enduits de Super-LumiNova Grade X2, que Hamilton associe à la réplique « Bravo 6, silence radio » du capitaine Price. Par rapport à la version standard, l'échelle intérieure 13-24 h disparaît : l'affichage se limite aux heures, minutes et secondes.
Le calibre H-50, un remontage à l'ancienne
À l'intérieur bat le calibre H-50 à remontage manuel, développé par Hamilton en exclusivité pour ses montres de ce type. Il offre 80 heures de réserve de marche, bat à 21 600 alternances par heure, compte 17 rubis et dispose d'une seconde stop pour caler l'heure à la seconde près. Son spiral est en Nivachron, un alliage antimagnétique. C'est la première montre de la collaboration à remontage manuel, après une Khaki Field Auto Black Ops 7 sortie en 2025, renvoyant aux montres de terrain d'avant la généralisation des automatiques. Elle arrive sur un bracelet textile vert kaki, avec boucle à ardillon de 20 mm en acier PVD noir et système Easy Click pour changer de bracelet sans outil. L'écrin de voyage en cuir s'inspire des étuis à cigares traditionnels, clin d'œil au cigare de Price.
Une montre pour le terrain ou pour la collection ?
Sous ses couleurs de jeu, c'est une Khaki Field Mechanical de série, pas un instrument de service. Avec 50 m d'étanchéité et un boîtier PVD, elle se destine au quotidien plutôt qu'aux opérations, et Hamilton l'assume en visant les collectionneurs, les joueurs et les amateurs de montres. Affichée à 750 € en France, 675 CHF en Suisse et 795 dollars aux États-Unis, elle est annoncée pour une durée limitée, sans nombre d'exemplaires publié : une édition spéciale, non une série numérotée.
Hamilton Call of Duty Modern Warfare 4 : quand la fiction retrouve l'uniforme
Les objets dérivés de jeux vidéo se contentent souvent d'un logo apposé sur un produit existant. Celle-ci repose sur un pari plus intéressant : chercher dans l'histoire réelle de la marque la montre que le personnage aurait pu porter. Entre un capitaine de fiction issu des forces britanniques et les montres General Service livrées à l'armée du même pays, Hamilton trace un pont crédible, adossé à plus d'un siècle de fournitures militaires. Le résultat ne prétend pas rejoindre le paquetage d'un soldat d'aujourd'hui. Il dit plutôt quelque chose de l'époque : l'imaginaire militaire se transmet désormais aussi manette en main, et c'est par ce chemin que certains arrivent à la montre mécanique. Qu'une Khaki Field à remontage manuel, objet d'une sobriété presque austère, serve de passerelle vers l'horlogerie a quelque chose de cohérent. Pour le joueur, c'est un souvenir tangible de la saga ; pour l'amateur, une porte d'entrée honnête vers une lignée bien réelle.
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Rédacteur Éric Barse
Journaliste, créateur d'entreprises, fondateur des portails www.cafe-racer-only.com et www.scooter-3-roues.com, Eric Barse partage son temps entre ses passions : la moto, les voyages et les montres. Passé par l'école militaire de Saint-Cyr et le 2ème RPIMA avant de faire une carrière dans la communication et le digital, il voue une véritable passion aux montres authentiques qui accompagnent depuis de nombreuses années ses aventures à 2 roues, de l'Océan Indien, à l'Afrique en passant par l'Amérique latine !